EN CAS DE CRISES

Pas facile de croire ce que vivent parfois certains parent d'enfants autistes. Le modèle le plus souvent donné au public pour ne pas trop effrayer les bonnes gens, est celui de l'autiste asperger ou de l'autiste qui reste coincé dans son monde et ne s'encombre pas de civilités. Pourtant les crises des autistes sont parfois terrifiantes: pour vous en donner un aperçu voici quelques témoignages de parents pris au hasard sur les forums :

1, Bonjour, je suis la maman d'un enfant autiste de 9 ans bientôt. Mon fils fait de grosses crises de colères qui sont devenues ingérables pour nous. Toutes les portes se ferment et nous nous sentons très seul face à  la pathologie de notre fils. J'ai un aîné de 17 ans et je culpabilise de ne pas m'être assez occupé de lui. Notre fils autiste est violent,il nous fait minimum 5 crises de nerfs par jour. Il ne supporte pas du tout les klaxons des voitures, et nous casse meubles,voitures vitres, nous tape, griffe mord. Voila  ce que je peux vous dire, nous ne sortons plus car il ne supporte rien, contrarié, apeuré.
2, Par exemple, je rencontre au cours de mon travail un jeune homme autiste de 21 ans que nous nommerons B., qui faisait preuve d'une grande agressivité envers lui-même au point d'avoir d'énormes plaies à  la tête. Je le prends en charge dans des conditions que je peux qualifier d'extrêmement inconfortables si on les compare à  celles d'une institution. C'est-à -dire que je l'accompagne de façon individuelle au quotidien, ce qui bien sûr est difficile du fait de sa problématique auto-agressive, auto-mutilante (plusieurs centaines de coups par jour). Je me suis alors demandé comment serait arrivée à  le gérer une institution qui l'aurait pris en charge. En fait, aucune ne l'avait pris et il restait au domicile avec sa mère, si bien que notre association doit faire ce travail d'accompagnement au domicile, individualisé.
3, On a traversé une période extrêmement violente de 4ans, 5ans. Il était dans une spirale d'agressivité Les coups étaient déclenchés par le contact, il ne supportait pas, il avait l'impression d'être dominé et ça le rendait furieux.
4, Je côtoie une petite fille de 11 ans autiste et non verbale. Son comportement parfois violent (coups, griffures, morsures...) envers elle- même mais surtout les autres peut devenir envahissant et ingérable (elle est physiquement trés forte et je ne fais plus le poids de ce côté là ...).
5, Bonjour, depuis plusieurs semaines, mon fils autiste âgé de 13 ans se met régulièrement en colère sans aucune raison apparente. Il peut rire avec moi, son frère ou autres et s'énerver dans la seconde suivante sans que l'on comprenne pourquoi. De plus, lors de ses colères ils donnent des coups sur les murs, sur les gens et crie.
Ces colères l'ont conduit à  se retrouver sans école. En effet, suite à  un différent nous opposant à  l'établissement ils nous ont dit que la prise en charge de mon fils n'était plus possible.

Voici ce que peut donner une crise d'ado autiste :
mise en garde: ce film a été tourné en conditions réelles et certaines scènes peuvent heurter la sensibilité de quelques gens.


Tout le monde a vu ou entendu parler du film l'exorciste qui a tant effrayé de monde, et bien si vous avez un enfant autiste,
ce film, vous le jouez un peu tous les jours, même si vous savez d'où proviennent les coups sourds au milieu de la nuit,
si les lampes qui clignotent sont dues au fait qu'à  force de taper contre les murs les câbles électriques en ont pris un coup,
quand votre fils se mord jusqu'au sang en hurlant, quand il se balance d'avant en arrière pendant des heures,
lorsque des grognements rauques vous éveillent, vous laissant croire que vous êtes en plein cauchemar et que la forme
qui se dessine dans l'embrasure de votre porte n'est pas votre fils, quand il vous répéte tout l'après-midi « Maman, maman, maman...»
sans répondre à  vos questions, sans ajouter quoi que ce soit d'autre, quand son corps est brûlant alors qu'il fait froid,
quand sa chambre ressemble à  une cellule monacale, quand toute la famille a peur de lui, lorsque sa dernière baby-sitter est partie
sans demander son reste, quand les éducateurs se fatiguent après quelques heures en sa compagnie et que lui est en pleine forme,
quand vous êtes occupée à  cuisiner et que subitement on crie dans vos oreilles « Maman !» alors que vous ne l'avez pas entendu venir,
lorsqu'il vous regarde sans sembler vous voir et subitement se rue sur vous pour vous attaquer, lorsqu'il hurle sans discontinuer
puis stoppe brutalement et se met à  rire, là  vous pouvez dire que vous connaissez la terreur de l'autisme.

Pendant ce temps certains psychanalystes ou psychologues osent vous dire que les autistes ne sont pas violents!
Alors comment se protéger contre un enfant-adulte sans lui faire de mal? Comment lutter contre ses cris intenables qui ameutent tous les voisins? Comment faire pour qu'il ne casse pas tout? Comment protéger ses autres enfants contre le mal qu'il pourrait leur faire?
Certains résolvent ces problèmes en :
Cèdant aux caprices de l'autiste, s'il en a
Faisant du chantage
En promettant tout s'il se calme
Essayant de ruser pour trouver ce qui pourrait bien le calmer
En le droguant à  coup de calmants divers
En l'enfermant dans sa chambre ou dans une chambre de contention
En le mettant dehors dans le jardin
En appelant la police
Quoi qu'il en soit tous les parents et famille d'autistes se trouvent désemparés et choqués devant les crises autistiques.

Quelle que soit la méthode choisie les parents et la famille se sentent bien seuls et incompris et culpabilisent de ne pas avoir su mieux prendre soin de leur enfant.
Après avoir essayé toutes les méthodes possibles et imaginables, nous avons dû nous rendre compte que seul l'enfermement dans un endroit petit et solide convenait.
Pour les familles qui vivent en appartement le cauchemar devient enfer; car se suppléent aux cris, coups, morsures, craintes, répétitions en tous genres, les plaintes de voisins.
Il n'est guère possible de garder un adolescent autiste dans un appartement. Si vous bénéficiez d'une maison, construisez une sorte de cabane fixée au mur avec des vis à  béton.
Choisissez un bois solide, puis isolez l'intérieur avec des matelas. Attention ne prenez pas de la mousse votre enfant l'arrachera et, ou, la mangera. Laissez le plafond entrouvert pour laisser l'air circuler.
Au début vous devrez user de force pour le faire entrer, mais par la suite il le fera dès que vous le lui direz. Nous avons remarqué que l'autiste, même s'il ne peut maîtriser ses crises, en comprend la mécanique.
Ainsi il sent de lui-même le moment où il perd pied et demande parfois de à  ce qu'on l'enferme. Attention ceci n'est pas une punition! L'autiste doit comprendre qu'il s'agit de le protéger de lui-même et de vous protéger.
Passez de la musique douce: Mozart a une excellente influence pour calmer. Dites-lui que vous l'aimez et que dès qu'il sera calme il pourra sortir. Ne le laissez là  que quelques minutes.
Il arrive que certaines crises durent plus d'une demi-heure, armez-vous de patience. Certains signes ne trompent pas: il fronce les sourcil, il est agité, il respire par saccades, son corps est rouge ou très chaud,
Il vous harcèle avec une demande à  répétition. En tous les cas ne le sortez pas tant qu'il se tape. Pour les enfants mordeurs, tentez de lui attacher les bras dans le dos, ou mettez-lui des menottes avec des coussinets.
Ces méthodes vous paraissent barbares? Voici les effets secondaire d'un neuroleptique très souvent utilisé pour calmer les enfants autistes: le RISPERDAL
l'anxiété;
l'agitation
une augmentation dans la quantité de salive;
une constipation;
des douleurs articulaires;
une diarrhée;
des difficultés à  s'endormir ou à  rester endormi(e);
un écoulement nasal;
des étourdissements;
une fatigue inhabituelle;
de l'indigestion;
des maux de tête;
de la nausée;
une prise de poids;
une rigidité musculaire;
une sécheresse de la bouche;
des tremblements;
des vomissements.
une augmentation mammaire (pour les hommes);
des changements d'humeur ou de l'instabilité mentale;
des changements au niveau de la fonction sexuelle;
des contractions ou des spasmes musculaires (touchant le visage, le cou ou le corps);
la dépression;
une difficulté à  bouger les yeux;
une difficulté à  parler ou à  avaler;
de la difficulté à  se concentrer;
une douleur abdominale;
une élévation de la pression artérielle;
une enflure du corps, des bras ou des jambes;
une éruption cutanée;
des étourdissements;
un évanouissement;
une fréquence cardiaque accrue;
une fréquence cardiaque rapide;
des fuites du lait des seins (pour les femmes);
une infection des poumons (pneumonie);
une infection de l'oeil;
une infection de l'oreille;
une infection des voies urinaires;
de l'irritabilité;
des irrégularités menstruelles;
des modifications de la vision;
des mouvements anormaux du visage, de la langue ou du corps;
des mouvements lents;
des mouvements de torsion du corps;
une physionomie figée;
des picotements/ engourdissements de la peau;
de la rigidité musculaire;
des symptômes semblables à  ceux de la grippe;
des symptômes d'un caillot de sang (par ex. une enflure, de la douleur et de la rougeur au bras ou dans une jambe; une douleur thoracique subite, de la difficulté à  respirer ou des battements cardiaques très forts);
des troubles de l'équilibre;
des troubles du sommeil;
des tremblements.
une altération de la conscience;
des battements cardiaques rapides ou irréguliers;
une complication du diabète (non maîtrisé) :
un essoufflement;
la confusion;
une perte de connaissance;
la confusion;
des crises convulsives;
une érection qui dure plus de 4 heures sans stimulation sexuelle;
une forte fièvre;
une sudation accrue;
des fluctuations importantes de la température du corps;
une peau inhabituellement pâle;
des pensées suicidaires;
la présence d'urine foncée accompagnée de sensibilité ou de douleur musculaire;
une pression artérielle inhabituellement élevée ou basse;
une raideur musculaire marquée;
des signes d'une crise cardiaque;
une gêne ou une douleur dans le thorax, le dos, le cou, la machoire, un bras ou l'estomac;
de la sudation;
un essoufflement;
une sensation de tête légère;
un sentiment apocalyptique;
des signes d'un accident vasculaire cérébral:
l'apparition brusque d'une faiblesse ou d'un engourdissement dans le visage, les bras ou les jambes (souvent sur un seul côté du corps);
une perte du contrôle de la vessie;
des perturbations de la parole;
des problèmes de la vue;
des problèmes d'équilibre ou des étourdissements;
la confusion;
soudains et violents maux de tête sans cause apparente;
des symptômes d'une grave réaction allergique comme de l'urticaire, une démangeaison, une difficulté respiratoire, une boursouflure du visage, une enflure de la bouche, de la langue ou de la gorge;
des symptômes d'inflammation du pancréas:
une douleur abdominale intense;
une fièvre;
des nausées et des vomissements.

source

De plus nous nous sommes aperçu que les crises s'estompaient en temps et en puissance avec cette méthode. Les autistes sont avant tout des êtres humains! Demandez-vous si enfermer un être humain 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 dans une chambre fermée à  clé, parfois attaché à  son lit, vous semble être une méthode qui va dans le sens des droits de l'homme. Pourtant les exemples de ce type sont encore bien nombreux: pour un extrait

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